Sublimons la terre
Au carrefour des expériences spirituelles, personnelles, sociales, politiques, écologiques...
Nous, signataires de ce texte, désirons participer à l’émergence d’une communauté planétaire respectant les différences de chacun et conjuguant l’indispensable principe de plaisir et les contraintes écologiques tant locales que globales.Pour nous, la réalité est un lieu qui appelle chacun à trouver une réponse d’évolution en lui-même. Et cette réponse a vocation autant à le construire comme sujetqu’à construire et faire évoluer le réel.
Responsable de sa propre liberté
S’il ne veut pas détruire sa réalité terrestre, l’humain, collectivement et individuellement, est appelé à prendre en charge la totale responsabilité de sa liberté. En ce sens, nous désirons changer notre gestion personnelle et collective de la réalité. Nous savons bien que tout observateur envisage l’autre et conçoit le monde à partir de son propre point de vue et de sa propre histoire. Dénoncer ne suffit plus car, qu’il le veuille ou non, chacun fait partie intégrante du système qu’il dénonce (théorie du «tiers inclus») et l’analyse qu’il en fait est partiellement liée à sa propre structure.Il est également et heureusement inclus dans le changement désiré, l’espérance collective étant liée, avant tout, à une transformation intérieure en chacun.
Changement relationnel immédiat
Dans cette recherche, nous mettons l’accent sur le seul ailleurs auquel nous tenons : l’émergence d’un changement de comportement relationnez assumé immédiatement dans l’ici et maintenant. C’est à partir de cet ailleurs moins défensif ou moins dominant que la parole et les actes pourraient être en cohérence avec le but collectif recherché.Nous espérons une société fondée sur le principe de liberté qui doit instamment s’appliquer dans le domaine de la pensée et de la création, sur le principe d’égalité qui s’impose au droit et à la justice etsur le principe de fraternitéque chacun devrait retrouver dans le domaine économique.
Mouvement informatif libre
Nous voulons développer un mouvement informatif libre, non électoral, qui ferait circuler une parole nécessaire aux émergences sociales actuelles, à la nécessité écologique et à une approche subtile et qualitative de la réalité. Les démarches scientifiques tentant d’inclure le sujet, l’agriculture biologique, les médecines alternatives, la réflexion psychlogique, l’équilibre masculin/féminin et la question du bien être humain, comme celui de tous les êtres vivants, sont à mettre en valeur.
Deux ‘‘autres’’ pour une société civile en recherche
Nous considérons également qu’il y a deux «autres» : le tiers à découvrir et à accepter dans sa radicale et incontestable égalité etl’Autre émergeant à l’intérieur même de l’observateur. L’expérience de leur rencontre nous fait accéder à un champ culturel profond dans lequel se croisent et se fécondent sciences humaines et sciences de la matière, développement personnel, psychanalyse et spiritualité. En politique, face à l’éventuel fantasme de toute-puissance inhérent en ce domaine, la limite entre un engagement électoral et un engagement non électoral est à réhabiliter. Un «élu» n’est plus un «militant» car il a à considérer le bien commun général.A l’inverse, une société civile composée de personnes en recherche, convaincues et libres de leur pensée et de leur parole - car non candidates à une élection et non frustrées de l’être – peut établir un tiers solide de référence. C’est dans cet esprit que nous nous inscrivons dans un attachement à la libre circulation de l’information pour ce qui nous motive. En politique face à telle ou telle candidature, collectivement, nous resterons toujours libres et, s’il le faut,interpellant.
Sublimation énergétique
Les contraintes écologiques peuvent évoquer la nécessité d’une simplicité de vie, voire de la décroissance économique. Plutôt que d’évoquer un manque, nous envisageons plutôt parler d’un nécessaire saut qualitatif du désir et d’une sublimation énergétique. La qualité relationnelle demandée dans ce texte et la connaissance qu’elle apporte pourraient en être la première voie.Chacun traverse le besoin de posséder, voire de s’identifier à du matériel. Mais l’appropriation porte en elle-même une violence collective si elle n’est pas peu à peu sublimée par des valeurs qu’il faudrait restaurer dans la conscience collective. Ainsi le psychisme humain a besoin de se structurer dans une réalité marquée par la question de l’appartenance et de la réalisation individuelle, mais il a également besoin de considérer des valeurs telles que la simplicité,l’honnêteté, la confiance, la tendresse et l’amour.
Deux rendez-vous
Nous désirons promouvoir une société dont le fondement ne serait pas le drame ou le rapport de force, mais la joie d’être né(e). Nous entendons l’affirmer, tenter une cohérence, créer des réseaux, organiser des recherches pluri et transdisciplinaires pour maintenir et soutenir une société civile vivante porteuse d’espaces de pensées novateurs, aidant ou questionnanses élus, encourageant sans relâche une économie respectueuse de l’humain.Deux rendez-vous sont proposés. L’un est extérieur : un rassemblement en novembre 2006 pour faire le point. L’autre pourrait être une incitation à un recueillement intérieur en chacun.
‘‘Sublimons la terre’’
30 rue Juliette Récamier
69006 LYON.
Adresse mel :
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Tél/fax : 04.72.83.59.58